Une économie de marché ne peut pas fonctionner sans que des institutions autorisent et garantissent les échanges marchands.
Assurer la distinction entre l'économie nationale et le reste du monde,
contrôler la création de monnaie de manière à faire de celle-ci un
instrument fiable pour réaliser les échanges, faire respecter les
droits de propriété et les droits des contrats (droit commercial, droit
public, droit du travail...) sont autant de fonctions que seul l'État
peut remplir.
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Lorsqu'il est impossible de mettre en place un échange marchand comme c'est le cas pour les biens publics, ou lorsque le marché n'assure plus la correspondance entre optimum privé et optimum collectif parce qu'il y a des externalités ou parce que la production se fat avec des rendements d'échelle croissants donnant naissance à un monopole naturel, l'État producteur se substitue au marché.
Ces concepts sont traités dans le module consacré aux défaillances du marché, les informations données par un clic sur l'icone sont un simple rappel. |
Dans
une économie de marché, les échanges se font à partir des ressources en
biens, en services, en facteurs de production et en monnaie, à la
disposition des agents individuels. La distribution initiale des
ressources joue un rôle important dans la formation des inégalités. Les
régimes démocratiques s'efforcent normalement de réduire les inégalités
et garantissent aux citoyens des droits économiques (éducation, santé,
pouvoir d'achat) ce qui implique que l'État protecteur prélève et redistribue les revenus.
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Enfin,
la dynamique des économies marchandes n'est pas régulière. Les aléas
conjoncturels et les transformations structurelles peuvent accélérer ou
ralentir la croissance et celle-ci peut s'accompagner de déséquilibres
(chômage, inflation). Pour éviter cela et améliorer le bien-être des
citoyens l'État régulateur met en place des politiques économiques.
Cette partie sera particulièrement développée dans les chapitres suivants.
Il suffit ici de rappeler que l'intervention de l'État dans ce domaine
est relativement récente (après la seconde guerre mondiale) et qu'elle
fait l'objet d'un débat opposant ceux qui pensent que l'État doit s'en
tenir à des politiques structurelles (indispensables pour la croissance
économique) et ceux qui considèrent que l'État ne peut pas se
désintéresser des conséquences des chocs conjoncturels affectant le
bien-être des citoyens.